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Australie, France, Langues étrangères, WHV

De l’abreviation d’une langue etrangere, Part 2

Part 2 : the aussie slang

J’ai fait une remarque à propos du slang US. Trop de gens ont des idées reçues sur les USA, sur les américains –le premier qui utilise le terme « étatsunien » je le frappe à grand coups de c%*$£e dans la gµ€§&e- alors que bien souvent, ces gens-là n’ont même pas été aux USA. Je salue l’effort de mon cousin Cyril qui a récemment été se frotter à l’anglais en floride. C’est ce que j’appelle attaquer les choses par la difficulté. Car l’accent yankee en Floride est à l’image de leur climat : chaud. Et l’expérience qu’on en retire vaut 100 fois celle de n’importe quel kéké qui va passer deux jours à Londres avec easyJet et prétend être bilingue anglais après. Pour autant, après un peu d’expérience et d’habitude, on se rend compte que l’anglais US, malgré ses différences, est très compréhensible. Mais j’insiste : après une phase d’adaptation. Et si elle semble longue, c’est normal.

Qui t’es pour avancer ça ? Hein ?

Pourtant, pour avancer cela je n’ai pas travaillé dans une entreprise américaine ou été « forcé » de faire un stage de plusieurs mois aux USA par mon école d’ingé ou de commerce. Non. J’ai appris l’anglais à l’école, puis au lycée, puis à l’université, ou j’en suis sorti comme j’y suis entré : en anonyme et sans diplôme, mais avec une faim insatiable d’apprendre les langues étrangères et un appétit d’ogre pour me tester, voir ce que je valais sur le terrain. A défaut de sortir diplômé de Lyon 3. Puis l’autre partie de l’expérience est interne : j’ai pris des cours d’allemand qui m’ont coûté un membre à l’institut Goethe, j’ai multiplié mes voyages à l’étranger et je saute sur la première occasion que j’ai de parler mes langues étrangères. Je salue et remercie au passage mes amis anglophones et germanophones, notamment Sandra qui me laisse squatter chez elle quand j’ai besoin de ma dose d’Allemagne. Et je regarde tout mes films, séries en anglais et allemand. Et ne vous y trompez pas, ce n’est pas facile au début, mais après ça aide beaucoup. Tout cela pour dire : moi qui écris, je ne suis pas un crack, juste un gars qui croit qu’il peut toujours s’améliorer au fil du temps et que tout n’est pas blanc ou noir, bilingue ou rien. Si vous vous donnez du mal, vous en sortirez forcement vainqueur à la fin. Je me sens à l’aise dans l’importe quelle situation en anglais, pourtant il reste beaucoup à apprendre. Beaucoup. La preuve ? Demandez aux anglophones avec qui je passe tout mon temps (j’en passe très peu avec les francophones, pas intéressé.) combien de fois je leur pose une question sur la langue anglaise, sur l’origine d’un mot ou sa pronociation, pour voir.

Si maintenant je vous dis que je fais un working holiday/permis vacances travail en Australie, vous penserez surement « Ah veinard, les plages, les kangourous, les fêtes non-stop ! Tu dois t’amuser tout le temps et tu ne dois pas avoir de problème avec l’anglais! » Ha Ha Et bien vous êtes très loin du compte ! Vous seriez bien surpris en me voyant ! Je ne fais pas souvent la fête, quand j’étais à Brisbane et sur la Sunshine Coast, je pouvais faire une soirée salsa par semaine mais plus du tout depuis que je suis à Sydney, je peux compter les kangourous que j’ai vu sur les doigts de mes mains et j’ai des problèmes avec l’anglais de temps en temps ! Et oui, les plages sont magnifiques. En fait, maintenant que nous sommes au cœur du sujet, et que vous avez eu la patience de lire jusque là, je vais vous livrer un secret : les australiens sont feignants. Les australiens sont si feignants qu’ils utilisent des acronymes et abréviations hasardeuses n’importe quand pour n’importe quel mot : chooks pour chicken, sunnies pour sunglasses, aussie pour australien(ne), barbie pour barbecue (wtf ?) oz pour australia, backpack pour backpackers hostel… Et cela en plus de leurs mots australiens : tucker = food, piss up pour party (?!), je ne les retiens pas de toute façon, j’utilise le mot entier et c’est un peu pour ça que je me fait griller comme frenchie. Cela ne vous semble pas grand-chose ? Imaginez qu’on vous dise une phrase composée d’acronymes que vous ne connaissez pas quand vous demandez votre chemin dans la rue, ou pour savoir si vous prenez le bon bus alors que vous attendez depuis une heure…

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La plus grande difficulté selon moi, ce n’est pourtant pas les abréviations qu’on voit de partout. Ce n’est pas les mots inventés par les australiens et qui ne veulent dire quelque chose que dans leur pays. C’est leur accent. Car je croise souvent des australiens plus âgés que moi qui me parlent avec un tel accent que j’ai l’impression de ne rien connaitre en anglais. Et en fonction de qui vous avez en face de vous, soit ils prennent le temps de répéter et s’assurent que vous avez bien compris (comme les conducteurs d’autobus, des crèmes) soit ils vous font des réflexions débiles du genre « hey do you speak english or what ? ». Alors je passe le sujet des gens qui me font répéter ce que je leur dit alors que je parle mieux anglais qu’eux. Je me concentre ici sur l’accent australien, c’est la première barrière que vous rencontrerez en Australie. Heureusement, je tiens à tempérer mes dires, la plupart du temps dans les villes vous rencontrerez des gens cools et vous n’aurez comme moi aucun problème pour les comprendre et vous faire comprendre. Sachez juste que dès que vous vous éloignerez des villes et que vous serez un peu excentré, vous rencontrerez des gens moins cools, moins patients, qui ouvrent à peine la bouche pour vous parler. Vous parlerez mieux anglais qu’eux -mais cela ils ne le sauront pas- et le pire d’après moi : vous rencontrerez des gens qui auront l’air de vous écouter mais qui ne vous écouteront pas. J’ai remarqué que de très nombreux australiens, oui, parfaitement madame, n’écoutent que la première partie de mes phrases. Ensuite ils arrêtent d’écouter et ils me coupent la parole pour répondre. Or je ne supporte pas qu’on me coupe la parole. En fait, je ne compte plus le nombre de fois que j’ai parlé de quelque chose d’important à quelqu’un et que j’ai dû reprendre « No, this is not what I’m talking about. I said that … » parce qu’ils me donnent une réponse B à une question A. En l’occurrence, il s’agissait du 2nd year visa, qu’on peut enchaîner à la suite d’un WHV pour rester un an de plus. C’est très courant ici, et c’est pour cela qu’il y a tant de jeunes qui font du farming pour valider ce visa. Et mon interlocutrice avait l’air de vouloir que je fasse un 2nd year visa alors que je lui parlais d’autre chose. Irritant.

Tout cela pour dire :

Rien ne remplace l’expérience du terrain. Je plains les gens qui apprennent une langue étrangère sans aller à l’étranger. Car le baptême du feu est vraiment la rencontre avec des autochtones, ce qui permet de tester ce que vous savez faire, savez dire. Avoir quelqu’un en face de vous. De la même façon, vous serez ravi de rencontrer à l’étranger quelqu’un qui parle français si votre niveau de langue laisse à désirer, vous serez ravi de voir que vous prononcez des phrases bien construites et précises parce que l’un de vos interlocuteurs vous a reprit sur une faute et que vous ne la faites plus. Sachez aussi que nos programmes d’anglais de l’école primaire, datent tous d’au bas mot 20 ans. Ils sont dépassés car les langues évoluent en permanence. C’est pour cela qu’il est important d’aller vous frotter à vos langues étrangères si vous le pouvez, si vous le voulez. Vous rencontrerez les mêmes gens formidables ou abrutis décérébrés en Grande Bretagne, aux USA qu’en Australie, mais en définitive, toutes vos interactions positives et négatives vous enrichirez. Elles formeront une par une votre expérience. Et votre expérience, c’est vous.

Keep exploring/improving, mate.

À propos de Romain Roche

Backpacker. Germanophile. Danseur SBK. Retrogamer. Fou d'aviation, de photo et bien sûr d'écriture. Bienvenue chez moi.

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