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Australie, France, Langues étrangères, Réflexions, WHV

De l’abreviation d’une langue etrangere

OZ WHV YHA ? OMG LOL WTF ! STFU BYOB. FYI IDGTI LMFAO !

Y’en a marre de tout ces acronymes à la c§#. Le titre de cet article « pourrait » être une « conversation » par sms. Si vous voulez vous amuser, cherchez la signification avec votre pote google, si vous être né entre la fin des années 80 et les années 200X, vous en connaissez sans doute quelques uns déjà. Nous avons des abréviations et des acronymes pour un peu tout et n’importe quoi en France. CDD, CDI, RMI, CMU, DASS, VSD, TGI, TTC, HS, GPS, HCL, TCL, RATP… Je vous épargnerai les acronymes de l’aérien…

Je me souviens quand mon amie Sandra m’a écrit qu’elle trouvait tous ces abréviations trop intrusives : on les trouve de partout, même dans les conversations ! Et pour elle qui est allemande, à son arrivée à Lyon, il lui fallait d’abord reconstituer l’acronyme mentalement, puis savoir à quoi correspondent chaque lettre. J’en vois deux dans le fond, près du radiateur qui discutent, ouais vous là ! Vous vous en foutez de ce que je raconte ? Si vous continuez je vous forcerais à lire des acronymes en allemand! Ah on la ramène moins là ! Heureusement je n’ai jamais rencontré beaucoup d’acronymes dans la langue de Goethe. Mais s’il y en a beaucoup dans la langue de Molière, c’est sans compter les acronymes anglophones que nous utilisons aussi tous les jours. PC, SMS, MMS, MSN (amen), RIP, PS3, PGM, H2G2 (ok, il est moins courant celui-ci), ROTFLMFAO, AMF, MILF, BWB… on va s’arrêter là, il y en a trop.

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Langues, dialectes, argot

Dans chaque pays, chaque peuple à une langue officielle et plein de petites langues/dialectes particuliers et locaux. C’est ainsi qu’on a parfois du mal à comprendre ce que disent les gens qu’on croise en vacances, même s’ils viennent du même pays que nous. Les dialectes sont devenus très rares, la république française ayant mis tout en œuvre pour les éradiquer à partir de la première guerre mondiale. Puis à l’inverse, fait tout pour les sauver par la suite lorsque ses ministres se sont curieusement rendu compte que cela faisait partie de la culture locale. Mais pour l’exemple, je parlais plutôt d’accent. En plus de cela, il y a le langage de la rue. En anglais on dit le slang. Ce n’est pas une langue officielle, ce n’est même pas une langue, ce sont juste des mots de vocabulaire qui n’existent pas (ou ne devraient pas exister) dans le dictionnaire, et qui changent très vite. Le langage de djeunez n’a pas d’écriture officielle et il évolue tout le temps. Si vous sortez des expressions du style « c’est trop de la balle », ou « grave », « que de la gueule », etc, vous passerez pour un gros ringard parce que ces expressions sont périmées. Perso je n’ai jamais accroché à ce langage là car je n’y comprenais rien, donc j’ai décidé de me contenter de parler « normalement ». Ce qui m’a valu l’exclusion de bien des groupes car à l’époque j’étais à l’école (primaire) avec des camarades beaucoup trop bêtes et antipathiques pour m’inviter dans une bande ou juste dans la conversation. Et si personne comprenant le slang ne vous explique ce que ça veut dire, vous ne pouvez pas toujours le deviner. C’est justement le but : ne pas être compris par les adultes. Donc la motivation principale de créer un code pour se différencier est louable au départ.

Maintenant j’ai grandi un peu, donc on parlera plutôt d’ « argot », qui est la traduction de slang. Cet argot existe depuis la nuit des temps, il n’aura pas fallu attendre les années 90 pour que ça apparaisse d’un seul coup. Et bien qu’un niveau basique de la langue française sert à se débrouiller pour 80% des cas, il existe une pléthore de mots que personne n’utilise, car soit ils appartiennent à un niveau de langue différent, soit on ne peut jamais les placer dans une phrase de tout les jours. Perso, j’aime partir à l’étranger et volontairement me positionner comme étranger dans un lieu ou ma langue maternelle n’est pas parlée. Je joue ainsi à la fois à soumettre mon cerveau à un exercice de traduction permanent et aussi beaucoup à constater à quel point la langue française peut parfois servir pour expliquer aux étrangers l’étymologie d’un mot latin qu’ilsutilisent naturellement sans même le savoir. Mais cela est une lame à double tranchant. Je me souviens d’avoir été en contact avec des jeunes américains qui parlaient dans un jargon incompréhensible. Attention : Je comprenais les mots prononcés mais ils n’avaient aucun sens dans la phrase. Ce qui est différent de ne pas comprendre des mots que normalement vous connaissez. J’y reviens plus loin. J’étais en présence de slang. Et idem que pour le langage de la rue en France, si on ne vous explique pas la signification, laissez tomber. C’était assez fanfaron que de parler en slang à un mangeur de saucisson comme moi qui débarquait la gueule enfarinée dans le pays de l’oncle Sam, enfin, dans l’état aux 12 000 lacs. Les français y sont encore plus rares. Ah le bonheur… C’était fin 2009.

Aujourd’hui c’est début 2014, j’ai laissé pour une période définie ma verte contrée pour aller explorer le Downunder. C’est le slang pour Australie. Les Australiens se considèrent « down under the world », d’où le surnom. Comme je me suis préparé pour cette aventure en un mois et demi, je suis arrivé un peu n’importe comment, avec une bien étrange humeur, et pour tout dire une bien piètre connaissance du pays, de ses habitants et de ses coutumes. Heureusement son histoire est très courte, ce qui m’a vite permis de situer les choses. C’est pour cette raison que je suis ravi d’avoir fait mon arrivée sans a-priori ni idées reçues, sans appréhension et surtout sans jugement sur le pays dans lequel j’arrivais. Et c’est la raison pour laquelle je me permets aussi d’être autant élogieux que critique sur tous les aspects de l’Australie que je vois. Personne ne me graisse la patte pour que je fasse de la pub pour le pays. Je n’hésite pas à dire ce que je pense. Si vous me connaissez bien vous savez que je suis du signe de la balance : je pèse le pour et le contre. Pour en avoir le cœur net, penchez-vous sur mon article sur Darwin.

J’apprends donc au fil de mon expérience ce qu’il faut savoir sur les australiens. Et vous l’aurez compris, nous allons parler de l’australian slang.

Dans la partie 2.

À propos de Romain Roche

Backpacker. Germanophile. Danseur SBK. Retrogamer. Fou d'aviation, de photo et bien sûr d'écriture. Bienvenue chez moi.

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