//
you're reading...
3615 MYLIFE, Australie, Réflexions, Voyages, WHV

Comment je me suis retrouvé là-bas, tout en bas

L’expatriation temporaire fait depuis longtemps partie de mes projets. Allemagne, Amérique, Allemagne, Suisse, Allemagne, Pologne, Canada, Angleterre… ah non, pas l’Angleterre. Depuis très longtemps, depuis le collège en fait, l’idée de partir vivre hors de mon pays de naissance fait partie de mes projets professionnels. Car l’idée qui me fait avancer dans cette direction est la suivante:

« Notre pays la France est un très beau pays mais j’ai la sensation que l’ambition de ses habitants est bridée de partout. » ©rocrom, 2014

Je vous invite à y réfléchir vous-même et à me partager votre sentiment.

Il est plus facile de tuer une idée dans l’œuf que de mettre les mains dans la boue et de réaliser un objectif, bien sûr. C’est pourquoi je suis habitué à rencontrer de l’indifférence et/ou du mépris quand je parle d’un projet qui sort de l’ordinaire, puis alternativement des brimades si je m’écrase comme un couillon (« Tu vois, je te l’avais bien dit ! ») ou des félicitations et des compliments exagérés si je réussi (« Tu vois, j’étais sûr que tu allais y arriver ! ») avec des commentaires dans les deux cas.

Je n’arrive pas à me situer dans cette atmosphère instable, moi qui cherche de nature à équilibrer tout et n’importe quoi.

J’aimerais donc trouver un autre pays à ma portée où je pourrais aller au bout de mes idées sans qu’on me tire dans les jambes. J’en suis arrivé à l’idée, après une longue phase de recherche, que le Canada était un de ces pays. J’ai donc étudié comment m’y rendre avec mes propres moyens. En d’autres termes : sous un an de préparation minimum. C’est comme cela que j’ai découvert le programme PVT que la France a signé avec une dizaine de pays. PVT pour Permis Vacances-Travail ou WHV pour Working Holiday Visa dans la langue de Churchill. Comme je suis en terre anglophone, j’utilise donc uniquement le terme anglais. J’ai aussi découvert en me lançant dedans à quel point ce programme a du succès. Et des quotas très vite remplis. Car oui le Canada impose des quotas. Mais il en faut un peu plus que ça pour me décourager. Je n’avais rien à perdre alors j’ai tenté. Je me disais « Si ça ne marche pas, j’irai en Australie ! Ou en Nouvelle Zélande ! »

Le Canada n’a pas marché, je me suis retrouvé hors quotas alors qu’en tant que neufard (9 Novembre 2012), mon dossier fut envoyé dans le délai imparti. Cette année là les Visas furent ouverts aux candidatures le 7 novembre et quotas remplis en 50h… Action/Réaction. J’ai pris une pièce et j’ai joué à pile ou face.

Pile= Australie

Face= Nouvelle Zélande

 

Et me voilà en Australie. J’ai même réussi à passer un moment en Nouvelle Zélande pour compléter le tour. Pas mal pour un gars qui s’était préparé pour le canada pendant un an et qui a modifié ses plans à la dernière seconde (en un mois maximum) pour les adapter à l’Australie, non ? Je n’avais d’ailleurs aucune connaissance sur le pays. Je me suis reposé sur l’expérience de mes amis Cédric, Clotilde, Julien et Lydie –bisous les amis !- qui ont déjà été en terre australe et j’ai appris le reste directement sur le terrain comme un grand.

J’aime mon pays de naissance, mais là on peut définitivement en déduire/ considérer que j’avais plus envie d’en partir que d’aller dans un pays en particulier. Et aujourd’hui, à 11 mois sur les 12 que comporte mon WHV, je pense que j’ai bien fait. Même si cette année a été difficile, ça n’a pas été rose tout les jours, au contraire, il y a beaucoup de choses qui ne se sont pas passées comme je le voulais. Toutefois, vu la qualité du faible nombre de (très) bonnes choses que j’ai vécu, je suis ravi de mon parcours. Je pourrais en décrire beaucoup d’aspects ou continuer d’analyser ce qui s’est passé et comment je me suis adapté à la situation, le changement d’air et l’expérience que j’ai acquise en Down Under n’ont pas de prix. Vivre cette aventure en solo n’est pas toujours chose facile non plus, mais c’est un autre sujet.

Action ! Not words

Il y a une partie de mon parcours que j’ai pu choisir et une autre partie qui m’a choisie.

Je ne sais aussi toujours pas où je serais si je ne m’étais pas dit « Je veux partir. Au Canada en premier choix et en Australie en second choix ». Comme pour augmenter mes chances de partir. Peut être serais-je resté en France et je me serais dit « Mince je suis bien con j’aurais dû partir. » ça m’apprendra à faire ce que je dis. Peut être que je devrais arrêter d’ailleurs. Que vaudrait t-il mieux ? Que je fasse ce que je dis ou que je dise ce que je fais ? D’après vous ?

J’ai mon idée.

À propos de Romain Roche

Backpacker. Germanophile. Danseur SBK. Retrogamer. Fou d'aviation, de photo et bien sûr d'écriture. Bienvenue chez moi.

Discussion

Pas encore de commentaire.

A quoi pensez-vous?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Qui suis-je?

Romain Roche

Romain Roche

Backpacker. Germanophile. Danseur SBK. Retrogamer. Fou d'aviation, de photo et bien sûr d'écriture. Bienvenue chez moi.

Liens Personnels

Afficher le Profil Complet →

Select your language

%d blogueurs aiment cette page :