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Australie, Carnet de voyage, Oceanie, Voyages, WHV

The Roadtrip, Part III

Part III

C’est à partir de là que j’ai commencé à écrire quotidiennement mon journal, car chaque journée était une aventure à elle seule.

Et puis je ne sais pas, j’avais l’intention de faire un Road Trip en Australie, c’était là ma chance ! Les recherches d’emploi étaient donc en suspend jusqu’à l’arrivée à Brisbane. Et tout simplement, il fallait bien s’occuper sur le trajet. Imaginez : vous êtes dans un Van rempli de graffitis en tout genre, vous êtes 4 français à bord –dont 2 ayant la flatulence facile- il fait 30°C dehors, il n’y a pas d’air conditionné dans le véhicule, qui d’ailleurs n’a pas l’air en très bon état et n’est pas très confortable. Vous n’êtes pas sur d’avoir assez de vivres/eau pour tout le trajet et tout ce que vous voyez , c’est une route droite à perte de vue et le désert à gauche et à droite du van ! En gros, le pied !

Aperçu de nos occupations à bord du Super Mario Van

Pour citer les choses dans l’ordre, il faut détailler l’euphorie du départ ! On quitte Darwin, ça fait à peine 10 jours que je suis en Australie, j’étais déçu de ma première ville dans le pays, mais j’en voulais. Mes économies me permettait de faire ce Roadtrip et d’en vivre pendant un moment avant d’être plus limité. Mais j’allais en Australie pour me rassurer/relancer niveau emploi après une douche froide en France. Par conséquent, reporter les recherches à quand on arriverais dans une ville plus grande avec plus d’opportunités ne posait pas de soucis.

  • Mes compagnons eux aussi étaient content d’être sur la route, et malgré l’abscence d’autoradio dans le van, nous avons commencé à jouer de la musique sur nos smartphones. Un peu comme ces jeunes cons qui vous agacent dans le bus ou le métro. Mais évidemment : 3000 bornes à faire, pas de musique ? Pas possible. Et je ne sais pas chanter. Alors les iPhones des copains ont fait office de HiFi ! En tout cas, jusqu’à ce qu’ils tombent en panne de batterie. Ce qui a d’ailleurs permis de se rappeller qu’il serait difficile de les recharger dans le désert…
  • Ensuite je me sens obligé de faire une parenthèse sur le type de musique jouée. Très mainstream, ce qu’on pouvait entendre dans n’importe quelle boîte en 2013. Mais je me suis rappellé de la différence d’âge qu’il y avait avec mes 3 compagnons. Deux d’entre eux étaient plus jeunes, et chose impardonnable, ne connaissaient visiblement pas AC/DC. Dans quel monde vous avez grandi les gars !! Un peu de bon sens enfin : on est en Australie, il fait chaud, y’a du soleil on traverse le désert, on porte tous des lunettes de soleil ! Il faut écouter AC/DC ! Et bien heureusement que j’avais économisé la batterie de mon Galaxy S3 sur lequel j’avais du AC/DC. Sinon on serait passé à côté de quelque chose. Et moi, j’ai vécu mon caprice.

Autre élément témoin de l’écart d’âge : personne ne réagissait quand je citais des blagues des inconnus. Attention galériens, divergences musicales, maintenant humoristique… cela commençait à faire beaucoup !

  • Comme déjà cité, dès que l’on sors des villes et qu’on s’enfonce un peu dans « l’Outback » australien, c’est le désert. Et au nord, c’est brutalement le désert cliché qu’on à en Europe : des paysages désolés, du sable, des rochers… des arbres très secs. Que les employés de la DDE locale incendies quand ils se trouvent trop près de l’autoroute. Ce qui nous a inquiété car voir des arbres brûler le long de l’autoroute en Europe n’est pas bon signe… en tout cas dans cette région c’est courant. En tout cas, la beauté de la nature nous a vite saisis, et ces instants capturés font des photos de rêve qui m’évoqueront toute ma vie ce moment unique en son genre dans ma vie.
  • La route et ces heures passé ensemble dans un espace confiné a logiquement favorisé les conversations en tout genre. Cela nous permis de faire plus ample connaissance, de parler de chez nous en France, de nos motivations à être en Australie et comment on en était arrivé là. Justine venait de Montpellier, Hugo de Grenoble, Hadrien de Paris.
  • Notre point commun ? Nous étions tous en Australie sur la même période et nous étions déçu de la façon dont la France traitait ses enfants. Quelque part, nous avions tous une carte à jouer en Australie, en acceptant au passage tout les risques que cela comportait. En ce qui concernait le travail, il y avait beaucoup à dire. Et nous avions aussi chacun un angle d’attaque différent pour la question. Notre but à chacun étant de nous remplir les poches de dollars, et de profiter des possibilités du pays. On verrait bien après au retour.

Le boulot, c’était ma principale préoccupation. Un poids de poids dans la balance qui à penché du côté du pays des kangourous après mon élimination du PVT Canadien. Suite à une longue série de candidatures infructueuses en France et à une longue perte de motivation, j’avais là mon occasion de voir ma valeur à l’international, dans un pays que je ne connaissais pas, qui ne me connaissais pas, et où j’avais tout à prouver. Occasion de saisir ma chance et de montrer à mon monde qu’en individuel, je suis capable de comprendre, apprendre, m’adapter, survivre. Je dramatise mais étant un grand stressé, et ayant une montagne à gravir, je fais un double nœud à mes lacets et un pas devant l’autre, je teste le terrain.

J’étais pas en australe pour me bourrer la gueule et faire le con. En attendant, j’écris et j’espère.

L’instant favorisait ma créativité, crayon en main, et puis il n’y avait rien d’autre à faire ! J’en remets une couche : imaginez que vous roulez sur une Nationale qui traverse un désert en une seule longue ligne droite qui disparaît loin à l’horizon. Voilà ce qu’on voyait tout les jours. Et quand je fait référence à une Nationale, ce n’est pas une blague : l’autoroute australienne qui relie les villes éloignées est une simple double voie à double sens sur lequel roulent tout les véhicules, y compris les énormes Road-Train avec plus de 5 semi remorques !

Road train.jpg

Le contenu de notre garde-manger : on n’était pas loin de la pitance. Moins de 20L d’eau, du pain de mie, des boites de poulets et de thon à sandwich, des chips (bravo au parisien qui a inventé le sandwich aux chips à mi-parcours !) des barres aux céréales pour le petit déjeuner (quel luxe outrancier), des nouilles en sachets, des cookies à 40 cents les 100g, des pêches en boites pour le glucose et du Goon (la lie des boissons alcoolisées, $10 le cubi). Malheureusement, nous devions utiliser notre eau potable pour faire la vaisselle, ce qui nous a posé problème très vite. Surtout si c’est moi qui la fait, car je suis maniaque de la propreté et j’ai gaspillé beaucoup d’eau.

pitance.jpg

Je pensais avoir laissé les zombies à Darwin mais en fait l’Outback c’est chez eux. Notre première étape était dans un camping de Katherine, a 300km au sud de Darwin. C’est là que j’en ai vu le plus. Ils ne sont pas plus actifs, justes plus nombreux. Et si les autochtones m’inspirent si peu confiance que je suis toujours sur mes gardes, je prévois des frictions et/où des longueurs pendant mon aventure.

À propos de Romain Roche

Backpacker. Germanophile. Danseur SBK. Retrogamer. Fou d'aviation, de photo et bien sûr d'écriture. Bienvenue chez moi.

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